A morte

A morte
A Morte


Les êtres humains, qu'ils soient sorciers ou moldus, ont peur de la mort. Chaque vie qui éblouie le monde de sa nouvelle lumière voit au cours de son existence les êtres qu'elle aime dépérir et partir, sachant que son tour viendra irrémédiablement. Nous naissons tous pour mourir un jour.

Je me suis longtemps demandé ce que ça faisait que de mourir.

Que de fermer les yeux, de ressentir la douleur et le vide.

J'ai rêvé à ma propre mort plus de fois que de raison, j'ai imaginé toutes les possibilités...

J'ai eu peur, j'ai crié, j'ai pleuré et je me suis mordu la langue jusqu'au sang parce que l'idée de partir m'était inconcevable. Je ne comprenais pas pourquoi, à 17 ans, on devait penser à cette éventualité.

Pourquoi mourir demain ?

Et puis je L'ai tué et j'ai recommencé à exister.

Les années ont passé et je me suis mis à avoir peur de la mort à nouveau. Et je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas comment je pouvais ressentir cela après l'avoir frôlée de si près, après l'avoir donnée moi-même, presque avec un plaisir malsain.

Je n'avais pas peur de mourir. Pour moi, la mort n'était plus souffrance physique, la mort n'était plus disparaître et ne plus jamais revenir.

La mort, c'est se réveiller, un matin, et s'apercevoir aveugle de toi.

Ne plus te voir, ne plus te sentir contre moi.

Être sourd de tes soupirs et de ton voix, être insensible à tes caresses et à tes baisers, c'est être aveugle de tes sourires.

C'est ne plus entendre tes «je t'aime», ni même ta voix.

C'est sentir ton corps trop loin et si proche à la fois, qu'on se damnerait pour que le souvenir devienne réel.

C'est comprendre que plus jamais il n'y aura d'effleurement ou de main dans mes cheveux.

C'est ne plus me plonger dans ton regard, ne plus m'y perdre et en redemander toujours.

J'ai désormais peur de la mort, mon amour, parce qu'elle me mènerait loin de toi, tellement loin que je ne pourrais t'atteindre.

Et je souffre... je souffre tellement d'être incapable de t'exprimer cette peur qui me ronge...

Est-ce que tu pourrais comprendre ?

Est-ce que tu pourrais comprendre que les pires craintes que tu m'inspires sont celles de ton absence éternelle ?

Je crois que la vision de ton absence me tuerait plus rapidement que n'importe quel sort.


Deux mains câlines se fraient un chemin sur un épiderme glacé.

- Tu as froid, Harry, reviens sous les couvertures, marmonna une voix rauque de sommeil.

Le jeune homme brun se retourna vers la forme étendue sous les draps et attrapa la main tendue, entremêlant leurs doigts dans un étau rassurant. Il se glissa sous les draps, suivant l'ordre lancé, et aussitôt une bouillotte se colla contre lui, le faisant soupirer de bien-être.

- Tu te tritures encore l'esprit ? demanda ladite bouillotte en déposant une myriade de baisers légers sur son omoplate.

- Je...

- Je suis jaloux. Ne penses à rien d'autre qu'à moi lorsque nous sommes ensemble, d'accord ?

Harry sourit doucement en resserrant son éteinte.

- Je ne pense qu'à toi, mon dragon.

Ce dernier lui pinça le flan, le faisant sursauter et rire.

- Tu sais que je t'aime, n'est-ce pas ? demande-t-il à voix basse après quelques minutes.

- T'as plutôt intérêt, même, répliqua le blond en enfouissant son nez dans le cou de son compagnon. Tu sais combien ça coûte, les divorces ?

- Tu es riche, mon amour.

- Hmrf. Dors. Maintenant. Ou bien je vais dormir chez Blaise demain.

Devant la menace, Harry sourit et embrassa l'épaule nue de son mari.

- Je t'aime, répéta-t-il.

Deux yeux gris pétillants se posèrent sur son visage. Une moue fleurissait sur ses lèvres rosées.

- Tu m'a réveillé et maintenant je n'ai plus sommeil... répliqua Draco, mutin. Tu voudrais pas me prouver ton amour, mon ange ?

Harry sourit.

La plus belle et la plus acceptable des morts restait celle qu'il avait entre ses bras, chaque jour.

Fin

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# Posté le mercredi 31 octobre 2007 01:35

Ai jamais été raisonnable...

Et mourir...


- Tu... ce n'est pas pour te critiquer, Harry, mais tu... d'une certaine manière... je veux dire... Tu ne crois pas que tu as un peu trop tendance à vouloir sauver les gens ?

Voldemort te connaît...

Tendance à vouloir sauver les gens.

Jouer les héros.

Entièrement sa faute.

Stupide. Piège.

Le vide terrifiant de l'amertume grandissante.


Dumbledore était mort.

Il gisait là, par terre. Le visage noirci par les explosions. Il ne bougeait plus. On aurait presque pu croire qu'il dormait. Mais rares sont ceux qui dorment les yeux ouverts, la peur s'y inscrivant encore comme un voile fantomatique.

Il avait perdu ses lunettes. Elles avaient volé plus loin lorsqu'il avait percuté de plein fouet un mur. L'impact avait dû être puissant car la pierre s'y était fissurée.

Dumbledore était mort.

Voldemort l'avait tué. Simplement.

Où bien était-ce lui ? Lui et sa manie de toujours vouloir prouver quelque chose. Il ne savait même pas quoi. Mais il savait qu'il avait tord.

Il avait encore fauté. Et maintenant, il attendait. Attendait que Dumbledore braque sur lui ses yeux étincelants et ne lui dise que ce n'était rien et que tous avaient droit à l'erreur.

Mais les yeux du vieil homme demeuraient fixes. Sans petite lumière. Nulle étincelle. Sans vie.

Dumbledore était mort.

Et Harry avait mal. Il se sentait alourdi. Comme si le poids qui reposait sur ses épaules venait de tripler. Il avait envie de se coucher sur le sol poussiéreux de la chaumière inhabitée et de s'y endormir. Se blottir contre le vieux mage et fermer les yeux. Dormir et ne plus jamais se réveiller. Et s'il le fallait... il voulait que tout ne soit qu'un cauchemar. Se lever en sueurs froides dans son lit, dans la tour des Gryffondor, avec Ron à ses côtés, ronflant paisiblement. Il voulait aller déjeuner demain et sourire au directeur comme s'ils partageaient un secret qu'eux seuls connaissaient. C'était le cas. Mais c'était si bon de faire semblant. De se jurer normal en mentant sans regrets.

Il tomba à genoux, soulevant du sol des nappes de poussières qui le firent tousser et qui piquèrent ses yeux. Non, ses yeux piquaient déjà. Horriblement.

Dumbledore était mort.

Pourquoi n'arrivait-il pas à y croire ?

Dumbledore était immortel. Dumbledore ne pouvait pas partir. Pas encore. Parce que sans lui, il n'y arriverait jamais. Il ne tuerait pas Voldemort sans son mentor.

Voldemort.

La rage serra sa gorge et ses points serrés tremblaient, comme tout son corps.

Voldemort. Il avait lancé l'Avada Kedavra. Il avait assassiné en riant celui sur qui tant avait porté leur confiance et leurs espoirs. Puis, en voyant le corps de son ancien professeur s'affaisser et retomber lourdement en un son mat, il avait sourit. Il avait rit. Harry avait sentit son sang se glacer dans ses veines. Son regard avait oscillé entre l'homme à la barbe blanche et celui qui avait pourri sa vie. Une rage telle qu'il avait senti la source même de sa magie se mettre en ébullition.

Dumbledore était mort.

Et Harry Potter avait lancé le Doloris.

Il n'éprouvait aucun remord. Il le referait même sans hésiter. Sans réfléchir. C'était bon. Presque jouissif.

- Il faut vraiment vouloir la souffrance de l'autre, Potter ! Et y prendre plaisir, avait dit Bellatrix Lestranges.

Oh oui... du plaisir. Comme jamais auparavant. Plaisir à regarder Voldemort écarquiller les yeux et hurler alors que lui riait à son tour. Il aurait voulu que le moment ne se termine jamais mais le mage noir avait transplané en lui jurant, entre deux cris, qu'il le tuerait. Que ce serait bientôt son tour.

Harry ne sentait plus son corps. À quatre pattes, il se traîna jusqu'à Dumbledore. Il posa une main sur sa poitrine.

- Professeur ? éructa-t-il dans un souffle.

Le silence. Harry connaissait le silence. Mais celui-là était plus déchirant que jamais. Il était seul. Et la poitrine de l'homme n'émettait aucun écho d'un quelconque battement de c½ur.

- Monsieur ? fit-il toutefois, refusant d'abandonner. S'il vous plait...

Rien. Absolument rien. Sa lèvre inférieure trembla. Il la mordit fortement jusqu'à sentir dans sa bouche le goût métallique de son propre sang. Sa tête allait exploser. Un flot de souvenirs le frappait. Dumbledore... Un espoir mort. Un temps révolu.

- S'il vous plait... Quelqu'un... aidez-moi, chuchota-t-il en fermant les yeux, les larmes y naissant.

Mais personne ne vint. Personne. Quelqu'un savait-il au moins qu'ils étaient ici ? Non, qu'il était ici. Il était seul. Dumbledore était mort. Un sanglot souleva sa poitrine. Il lutta vainement. Lentement, sa tête s'abaissa jusqu'à entrer en contact avec le torse immobile de son directeur.

Alors il pleura. D'abord à contre c½ur, puis désespérément. Il aurait voulu se noyer dans ses propres larmes. Était-il humainement possible d'éprouver tant de peine, de douleur et de haine à la fois ?

Il goûta au sel de ses pleurs. Il n'était qu'un enfant. Un enfant maudit par le destin. Un enfant sans repère perdu au milieu d'un monde inconnu. Il était inutile d'essayer de se berner soi-même.

Il avait voulu combattre seul. Sans hésiter, il avait répondu au défi onirique que lui avait sournoisement lancé son ennemi. Il avait voulu en finir. Il avait été égoïste. Tuer ou être tué ? Alors soit. Que le meilleur gagne. Que ça se passe vite. Il pensait qu'il n'existait nulle souffrance pire que celle qui couvait alors en lui. Il avait eu tord, encore une fois. Il ne connaissait pas la douleur. Mais il pouvait maintenant dire avec certitude qu'il en avait eu un bon aperçu.

Il avait cessé de compter après le dixième Doloris. Il avait voulu mourir alors que Voldemort sifflait encore et encore Endoloris comme si cela était l'essence même de sa vie. Mais il n'avait pas crié. Harry se l'était interdit. Il avait cru mourir et l'avait même espéré. Il avait prié pour ne pas connaître une once de douleur de plus.

Et puis Dumbledore était arrivé. Grand, majestueux. Un héros. Un héros mort, désormais. Une légende qu'il avait tuée. Un frisson d'horreur le parcouru.

Que diraient les autres ? Remus, Snape, Ron, McGonnagal, Hermione, Hagrid... Quels regards poseraient-ils sur lui demain ? Il gémit et se laissa tomber complètement sur le sol, la tête tournée vers le vieux sorcier.

Un monstre. C'était ce qu'il était. Depuis toujours. Son oncle Vernon avait raison. La tante Marge aussi. On aurait dû le noyer à la naissance, comme une bête immonde.

Du combat entre les deux grands sorciers, il ne gardait que quelques images. Des robes virevoltantes, des éclairs. Rouges, bleus, verts... Des cris, des gémissements, un rire... Nouveau frisson.

Il tendit la main vers la joue ridée de Dumbledore. L'effleura du bout des doigts. La peau était encore tiède mais le froid commençait à y percer. La main glissa sur la joue et aller se poser sur les paupières. Délicatement, elle les abaissa. Les yeux bleus disparurent sous leurs fourreaux de chaire. Une larme coula sur la jour de Harry. Il renifla et s'approcha encore du mage blanc.

Était-il douloureux de mourir ? Voyait-on vraiment sa vie défiler devant ses yeux ? L'Avada en laissait-il seulement le temps ? Albus mourrait-il avec des regrets ou du soulagement ? Il n'y avait personne pour répondre.

- Je me souciais davantage de ton bonheur que de t'apprendre la vérité, davantage de ta tranquillité d'esprit que de mon plan, davantage de ta vie que des autres vies qui seraient peut-être perdues si ce plan échouait.

- Qu'est-ce que cela pouvait me faire si je ne sais combien de gens dont je ne connaissais ni les noms, ni les visages, trouvaient une mort violente dans un avenir indéterminé, du moment que toi, dans l'instant présent, tu étais vivant, en bonne santé, et heureux ?


Dumbledore avait toujours eu confiance en lui, en ce qu'il accomplirait. Pour lui, il n'y aurait pas d'échecs. Tord. Tord tord tord tord. Il enchaînait bêtises sur bêtises depuis des mois et voilà que...

Harry sentait encore en lui le flux magique douloureux des puissants Doloris. Ses muscles endoloris criaient à l'infortune mais il s'en moquait. La douleur elle-même semblait lointaine face au désespoir dans lequel tout son être s'était immergé.

Existait-il une magie susceptible de l'aider ? De ramener Dumbledore à la vie ? Une magie noire ou ancienne, peut-être... Non.

Non. Il avait droit au repos. Et lui, Harry Potter, devait apprendre à cesser de se cacher derrières les robes de son mentor. Il n'y aurait plus de rigolade. Il n'y aurait plus de rire, ni même de sourire tant que la guerre ne serait pas achevée, tant que le sang de Voldemort ne souillerait pas le champs de bataille.

- Je vais le tuer, professeur, murmura-t-il à son oreille qui pourtant n'entendait plus. Je vais le tuer, juste pour vous.

La fatigue le submergea. Il ferma les yeux. Dormir. Juste un peu...

Pour vous, Dumbledore. Pour vous j'écrirai la fin de notre histoire.
FIN

Ai jamais été raisonnable...
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# Posté le mercredi 31 octobre 2007 01:22

Modifié le mercredi 31 octobre 2007 01:32

Et si je les perdais...

Et si je les perdais...
Ne faites pas trop attention aux articles qui paraitront prochainement ; je compte seulement mettre ici mes fics déjà présentes sur ff.net parce que depuis quelques temps, je me demande ; et si je les perdrais, hn ?!

Je ne converve pas réellement d'archives dans mon ordi, et de toute façon à toutes les fois que je l'ai fait de par le passé j'ai tout perdu quand même... Alors voilà.

Aujourd'hui, une seule parce qu'il est tard et que oui, je sais être modérément raisonnable.


La fleur

Il était une fois une fleur. Une fleur non pas gracieuse, ni magnifique. Une fleur simple mais unique.

C'était encore une jeune pousse. Ses pétales émeraudes étaient à peine ouvertes mais, déjà, on pouvait distinguer l'éclat radieux qu'ils dévoileraient au monde, une fois le moment venu.

La fleur était nouvelle mais avait connu bien des vents violents, tempêtes dévastatrices qui auraient bien voulu l'arracher, l'empêcher de s'épanouir. Mais, téméraire, la fleur avait depuis bien longtemps enraciné profondément ses racines pourtant frêles dans la terre meule. Elle voulait vivre, connaître une multitude de jours, peu lui importait que certaines nuits soient froides et les après-midis pluvieux. Elle voulait vivre pour l'espoir de voir un jour le soleil au travers de la cime des grands arbres qui l'entouraient.

Les autres fleurs ne comprenaient pas cette magie, cet innocence que préservait au fond d'elle la fleur. La fleur était différente pour ce qui avait attrait à la vie. Elle goûtait chaque minute, chaque seconde pour que naisse la suivante. Elle se savait éphémère. Une simple petite chose de la vie qui passe et trépasse. Mais elle se jurait de laisser sur cette terre une trace indélébile de sa venue. Elle ne voulait pas qu'on l'oublie. Non pas qu'on l'idolâtre... seulement qu'on l'apprécie. La petite fleur avait besoin d'amour, tout simplement.

Il y a longtemps, lorsqu'elle était encore une minuscule tige d'un beau vert tendre, elle avait un protecteur. Un grand saule majestueux qui étendait ses larges branches au dessus de sa tête, le protégeant de bien des intempéries. Mais l'arbre fut bientôt victime de la folie des hommes d'étendre leur suprématie, de montrer à leurs semblables combien puissants ils pouvaient être. Ils l'abattirent. Ils meurtrirent son tronc noueux qui désignait son lourd et long passé à coup de hache et de scie tranchante. Si bien qu'au bout de quelques heures seulement, il ne resta plus de l'arbre qu'une ébauche de souche.

Témoin du meurtre, la fleur se fana quelque peu. Elle refusa pendant un temps de produire l'essence même de sa vie, la chlorophylle. Sans le saule, il lui semblait soudain que le monde était si menaçant, si colérique. La petite fleur pourtant d'abord si enthousiasme à l'idée de vivre prit peur. Elle craignait qu'une main infâme de vienne et de la déterre, comme on l'avait fait avec son grand ami. Ce furent des temps pluvieux et froids. Et puis le soleil revint.

Il réapparu au beau milieu de la matinée, alors que des nuages gris obstruaient le ciel. Un rayon. Un seul rayon suffit à réchauffer la petite plante. Elle déploya ses feuilles sous l'éclat doré et tourna sa tête vers cette source de chaleur, lui réservant le meilleur accueil qu'aucun astre n'ait jamais reçu. Elle s'offrit à lui.

Ses pétales fragiles s'étendirent d'abord lentement, incertains, puis sûrement. Sous la clarté, ses magnifiques ailes émeraude parsemée de rosée fraîche brillaient de mille feux. Elle donna au soleil le plus beau des spectacles qui fut. En échange de tant de magnificence, Râ lui promit de ne jamais l'abandonner. Il lui jura que tant qu'il brillerait dans le ciel terrestre, toujours il y aurait pour les hommes des fleurs, quelle qu'en fut la couleur.

Pour que jamais l'on n'oublie qu'il y avait toujours l'espoir d'un jour nouveau et meilleur.

Fin


Harry sourit en refermant le petit livre. Sa baguette éclaira faiblement la couverture veloutée et la fleur qui y était gravée. Il suivit des doigts les courbes des pétales et des feuilles. Il l'avait trouvé dans la bibliothèque de son cousin et son aspect l'avait intrigué. Dudley n'était pas du genre à livre des nouvelles, ni même à lire du tout. Aussi l'ouvrage s'était empoussiérer au fil du temps. À défaut d'avoir finit ses devoir d'été, un peu de lecture moldue ne lui faisait pas de mal, même si son choix était limité.

Au 4, Privet Drive, les ronflements tonitruants de sa famille retentissaient comme les roulements du tonnerre durant un orage. Mais le jeune sorcier avait l'habitude des tempêtes.

Il posa le recueil de nouvelles sur sa table de chevet et se glissa sous les couvertures de son petit lit, bougeant pour trouver une position confortable. Murmurant un « Nox », il éteignit sa baguette, se plongeant dans les ténèbres.

Sirius n'était plus là pour veiller sur lui, maintenant. Mais il savait... il avait la conviction que tôt ou tard, peu importe ce qu'il arriverait, le soleil viendrait un jour briller sur le monde des sorciers. Et alors, peut- être...

Il ferma les yeux et s'endormit.

FIN
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# Posté le mercredi 31 octobre 2007 00:57

Bon c'est la soirée !

Bon c'est la soirée !
Des trucs qui ressortent...

Coup de poing du destin



Quand ça se bouscule dans ta tête.

Quand tu te retrouves à sourire bêtement, même au beau milieu de la nuit.

Quand ton coeur fait de drôles de bonds dans ta poitrine.

Et puis que ton corps ne se contrôle plus.

Des mains moites.

Des genoux qui flageolent.

Une bouche sèche.

Une langue timide, qui articule à peine.

Une paire de prunelles qui étincellent.

Cette envie de rire un peu folle qui te prend pour une poignée de mots.

Pour une pensée.

Et toi, un peu idiote, à te demander ce qui t'arrive.

Ma pauvre. Tu n'es pas malade.

Tu as une fièvre, certes.

Je te dis seulement 'Bonne chance' pour la soigner.

Avec ta veine, tu auras sûrement très mal.

Je t'imagine allant déjà chercher ta boîte de mouchoirs.

Allons donc.

Tu es plus forte que ça.

Ne pleure pas.

Ça finira par passer.

Au bout d'un moment.

Je n'ai jamais prétendu que tu en sortirais indemne. Loin de là.

Mais tu l'oublieras.

Fermes les yeux. Respire.

Dis-toi que tout ira bien.

Ne pense pas à son rire.

À ses yeux.

Ou juste à son sourire qui fait étinceler son regard.

Ne pense pas à ses mots qui te paraissent les plus beaux.

À la douceur de sa peau lorsque sa main frôle la tienne.

Aux frissons qui atteignent même tes orteils lorsqu'il murmure à ton oreille.

Arrête. Tu te tues.

Apprends à comprendre lorsque c'est sans espoirs. C'est tellement mieux que d'apprendre à souffrir.

On dit qu'on apprend de ses erreurs.

Peut-être qu'on apprend aussi...

De ses peines de coeur.

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# Posté le lundi 29 octobre 2007 01:28

Peine d'amour

Peine d'amour
Bon, tant qu'on y est.... c'est un peu plus intime... ce texte n'est pas une fic... c'est juste des mots couchés sur le papier alors que je vivais ma première peine d'amour... Je crois que c'est une douleur qu'on finit par aimer, avec le temps. Parce qu'en quelque part, ça nous aide à grandir...


Maman...

J'ai mal.

Et je me sens si stupide.

Les larmes aux yeux, le coeur qui bât furieusement et qui s'arrête parfois, l'espace de quelques coups, pour se serrer difficilement.

Est-ce que c'est ça, maman, d'aimer un garçon ?

Est-ce que c'est cette larme qui coule sur ma joue, ou bien cette autre qui dégringole de long de l'autre ?

Est-ce que c'est ça, maman, que d'avoir une peine d'amour ?

Comme si on m'éclatait le coeur à force de trop le gifler. À force d'avoir trop espéré.

D'avoir cru en quelques sourires, en des mots jetés par d'autres, mais pas par lui. J'ai placé mon espoir sur des non-dits. Sur des à priori.

Est-ce que j'ai raison, maman, de pleurer ainsi, de me sentir plus bas que terre ?

Le goût de fuir, de nier. Sans fondement et sans but, ça n'avance à rien.

J'ai mal, maman, et je me sens si seule, tu sais.

J'ai mes yeux qui n'ont jamais été aussi humides. Un bobo d'amour, maman, est-ce que ça se guérit ?

Pourquoi est-ce que je ne peux pas cesser d'y penser, maman, quand je ferme les yeux, ou que je suis seule ?

Pourquoi est-on si seul même au milieu de la foule quand ça arrive ?

À quoi sert l'amour, maman, si c'est pour nous déchirer ainsi ? Pour nous tuer de l'intérieur, est-ce qu'il y a pire supplice ?

Est-ce qu'on oublie, maman, pour mieux aimer encore le jour d'après ? Est-ce qu'on finit par fermer les yeux pour les rouvrir sur un jour différent, sur une illusion tout autre ?

Les larmes se tarissent-elles, maman, ou notre coeur finit-il par s'assécher, amer et froid ?

Est-ce qu'il faut toujours être forte, maman, et ne pas baisser les bras, même quand ça semble impossible à réaliser ?

Est-ce qu'on met du temps à se créer de nouveaux rêves, à s'imaginer un autre monde ?

J'ai si mal, maman, et aucun sourire pour me consoler, aucun bras où je puisse me réfugier.

Pourquoi nos choix nous amènent-ils si loin si c'est pour nous détruire ensuite ?

Maman... des mots sur une page que personne ne lira jamais, qui disparaîtront un jour.

Des mots qui me rendront triste, peut-être, mais que j'aurai été capable de dépasser.

Avec du temps, maman ?

Vraiment ?


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# Posté le lundi 29 octobre 2007 00:09

Modifié le lundi 29 octobre 2007 00:36