Hello Hello People qui se perd ici pas très souvent mais quand même !
J'ai recommencé à écrire un peuuuuu ce dont je suis très fière, mais dont j'ai aussi peur parce que généralement ça dure pas très longtemps. Et puisque je suis dans ma phase écriture, j'ai repris une vieille fic qui trainait mais que je tiens à terminer coûte que coûte. En plus de PUQE s'entend !
J'ai hésité et puis finalement je vais en mettre un bout ici. Je svais sans doute le publier en un gros OS sur les sites mais là j'ai vraiment besoin d'un avis. Alors donc voilà, ça n'a pas encore de titre alors nous l'appelerons pour l'instant.... humm....
Entre réalité et fiction ( Okkkk on pose pas de question ! )
La pluie jouait un petit air de tam-tam contre la grande vitrine du bureau. La première fois qu'il était entré dans cette pièce, elle sentait la poussière et était beaucoup trop sombre. Il avait transformé un mur complet en une immense fenêtre avant d'installer ses effets personnels. Il était un peu claustrophobe. Et il n'aimait pas trop l'obscurité.
Dix-huit heures venait de sonner dans le bureau de sa secrétaire attenant au sien. Elle avait installé une vieille pendule de famille près de la porte. Les cris stridents du petit volatile animé l'énervaient au plus haut point. L'oiseau sortait et volait pendant quelques secondes, effectuant une espèce de ronde avant de retrouver son nid pour cinquante-neuf autres minutes qui passaient toujours trop vite ou, paradoxalement, trop lentement.
Il retint un bâillement et posa sa plume pour s'étirer longuement. Son corps était courbaturé d'être pendant trop longtemps resté dans la même position. Il avait sauté l'heure du déjeuner, faute de temps. Trop de réunions. Trop de paperasse.
Le '' Trop régissait sa vie, se disait-il parfois.
- Monsieur le Ministre ?
Il leva les yeux sur sa secrétaire. Jeune, jolie. Une voix peut-être aiguë par moment, voire stressante, mais elle était au moins vaillante et aimable, contrairement à ses prédécesseurs.
Qui, selon ses conseillers, commençaient à se faire trop nombreuses.
Bientôt, racontait-on en riant sur l'étage, elles feraient coalition et se vengeraient en groupe de leur renvoie.
Ce n'était pas sa faute. Il avait juste du mal à se faire à quelqu'un. Il aimait sa tranquillité. Sa petite bulle.
Son seul ami disait qu'il finirait misanthrope et vieux garçon.
Et lui, magnanime, répondait que ça lui convenait à merveille.
- Oui, Judith ? fit-il d'une voix emplie de lassitude contenue.
- Le chef des Aurors désire s'entretenir avec vous, monsieur.
- Qu'il prenne rendez-vous, comme les autres, répliqua-t-il.
Elle prit un petit air contrit.
- Je crois que c'est important, monsieur.
Soupir.
- Faîtes-le entrer, alors.
La jeune femme sourit gentiment et disparu, laissant entrer un homme à la carrure imposante qui referma la porte derrière lui. Habillé d'une robe pourpre, Marius Fletch représentait l'archétype du héros que s'amusaient à dépeindre les journaux en ces temps si sombres. La guerre était terminée depuis un peu moins de deux ans mais l'instabilité politique régnait toujours. Et dire que pendant longtemps, on avait cru que la bataille finale serait le dernier combat qu'on aurait à accomplir. Mais bien que Voldemort soit bel et bien mort, une fois pour toutes, les ennuis perduraient et les forces de l'ordre se tenaient toujours sur le pied de guerre. Chaque semaine, des morts ou des disparitions faisaient la manchette. Certains Mangemorts en fuite n'acceptaient pas la fin de leur supposé ''rêve''. Sans leur Maître, ils étaient devenus fous, incontrôlables. Il semblait à beaucoup que les attaques plus ou moins importantes ne finiraient jamais.
Mais il y avait des gens qui continuaient à garder espoir. Et qui aimaient à croire en la paix.
Foutue paix.
D'un geste de la main, il invita l'Auror à prendre place dans l'un des fauteuils noir devant son bureau. Il replaça machinalement quelques dossiers en attente alors que l'autre s'exécutait. Finalement, il s'enfonça dans son propre siège, adoptant une position faussement décontractée. Ils se jaugèrent pendant quelques minutes. Ils ne s'étaient jamais vraiment appréciés et une légère hostilité était toujours présente dans l'air à chacune de leurs rencontres. Ça, au moins, ça avait le mérite d'être clair.
- Je doute que vous soyez venu me souhaiter bonjour, Marius, lança-t-il mollement. Qu'est-ce que qui vous amène ?
- Quelques ennuis avec le cas A 0812.
Il haussa un sourcil.
- Ce n'est pas comme si c'était réellement une nouveauté, remarqua-t-il, un peu sarcastique. Je reçois des comptes-rendus chaque mois. Des altercations, des séjours dans la Cellule...
- C'est un peu plus grave, le coupa Fletch.
- Allons donc. On lui a cassé quelque chose ?
- Il a assommé un garde du service de nuit et s'est enfui.
Sa bouche se réduisit à un fin pli de contrariété. Ses yeux devinrent perçants.
- Je vous demande pardon ?
- Il a réussit à l'attirer dans sa cellule en simulant une crise. Les vraies sont assez fréquentes, en fait. On doit régulièrement le transporter dans l'aile médicale pour lui administrer des sédatifs et des anti-douleurs. Quoiqu'il en soit, il a disparu cette nuit.
- Il a une baguette ? demanda-t-il lentement, s'efforçant au calme.
Ne pas crier...
- Non, monsieur. Notre personnel doit laisser tout effet magique au vestiaire. La sienne, celle que nous lui avons confisquée à son entrée, a été remise Albus Dumbledore.
- A-t-il été prévenu de la fuite du détenu ?
- L'un de mes hommes s'en charge à l'instant, monsieur.
Il se passa une main lasse sur le visage. Devant lui, le chef des Aurors se tenait bien droit, prêt à recevoir sa sentence.
- Relaxez un peu, Fletch, le rassura-t-il. Je suis Ministre de la Justice, pas bourreau.
- Oui, monsieur.
- Alors, où en est la situation, sinon ?
- Nous avons réparti environ cent hommes en petites équipes. Ils ratissent les environs d'Azîr. Nous avons aussi les derniers détraqueurs encore sous notre contrôle.
- Croyez-vous vraiment que ce soit nécessaire ? s'enquit-il.
- Le fugitif est déclaré comme potentiellement dangereux, monsieur. Nous l'avons sous notre garde depuis deux ans, nous savons de quoi il est capable.
- Vraiment ?
- Les Aurors à sa recherche font partie du groupe d'élite. Nous ne voulons prendre aucune chance.
Le jeune ministre hocha la tête.
- Répondez-moi franchement, Marcus, dit-il en se penchant vers lui. Y a-t-il vraiment des chances pour que nous mettions la main dessus ? Selon mes rapports, la dernière fois, ça ne s'est pas fait sans casse.
- Il agit avec la force du désespoir, monsieur. Il n'a pas de plan, ni de baguette. En outre, Azîr est la meilleure prison pour casser nos ''déchets''. Après tant de séances d'isolement, je m'étonne même qu'il n'ait pas perdu l'esprit. Quoique c'est peut-être le cas, qu'en sais-je.
Ses doigts tambourinaient sur la surface de son bureau. Il releva les yeux vers l'Auror, impassible.
- Vous avez besoin de plus d'hommes ?
- Ce ne serait pas de refus, monsieur.
- Je vous ferai parvenir un détachement.
L'autre le remercia poliment. Les yeux du ministre se rétrécirent.
- Je compte sur vous pour que rien ne s'ébruite, Marcus. Merlin sait que nous n'avons pas besoin d'une telle publicité en ce moment, dit-il.
- Devons-nous avertir Fudge ? s'enquit Fletch.
- J'ai dit que je ne voulais pas de fuite. Cet idiot ne doit pas se mêler de cette affaire. Il trouverait le moyen de tout gâcher.
L'auror se permit un léger sourire, acquiesçant.
- Qui d'autre est au courant ?
- Personne, monsieur. Les Aurors aidant sont sous Fidelitum, de même que les gardes d'Azîr depuis le début de son incarcération. Et je ne crois pas qu'Albus Dumbledore créera trop de remous, de son côté.
- Dur d'en douter, murmura-t-il en se levant.
Il glissa quelques dossiers importants dans sa mallette, la miniaturisa et la mis dans sa poche. Il n'était pas très tard mais il était étrangement las.
- Je compte sur vous pour me tenir au courant, Marcus, fit-il en se levant.
- Oui, monsieur, acquiesça celui-ci en l'imitant.
Ils échangèrent une poignée de main cordiale.
- Souhaitez-vous que l'on double votre garde personnelle ? demanda encore l'Auror.
Il sourit seulement.
- Je ne crois pas que cela soit nécessaire.
- Je ne voulais pas remettre en cause...
Il le coupa en faisant un geste de la main. Ils sortirent ensemble et se rendirent à la zone de transplanage.
- Je veux le dossier de A 0812 sur mon bureau demain matin, Fletch, signifia-t-il avant de disparaître. Et cette fois, n'omettez aucun détails, voulez-vous ?
- Ce sera fait, monsieur.
***
Il lança sa cape sur le bras d'un fauteuil et s'y laissa tomber, poussant un long soupir. Un elfe de maison lui apporta une coupe de vin rouge sans qu'il n'ait à prononcer un seul mot et s'occupa ensuite de tirer les lourds rideaux aux fenêtres. Regarder à l'extérieur l'horripilait, parfois.
- Quelque chose de léger pour le dîner, Conny, ordonna-t-il d'un ton morne.
- Oui, mon maître, fit-elle en s'inclinant avant de sortir.
Il ferma les yeux, le visage caressé par la chaleur du feu brûlant dans la cheminée en pierre. La maison était calme, comme toujours. Juste la pluie omniprésente à l'extérieur. Il prit un peu de vin, le laissant rouler dans sa bouche pour s'en imprégner le palais. Sec.
Les jours prochains ne seraient pas de tout repos. Avec un fugitif en liberté, et pas le moindre, la tension serait à son plus haut niveau. Si jamais la Gazette tombait sur cette nouvelle, il n'osait même pas imaginer la réaction de la communauté sorcière. Ce serait l'enfer.
C'était dans ces moments-là qu'il se demandait ce qu'il fichait à la tête d'un des plus haut ministère. Il était jeune, se coltinait un passé lourd et, selon beaucoup, passablement louche. Mais les gens, en général, avaient confiance en lui et digéraient sans mal tout ce qu'il leur balançait. Il avait l'impression qu'ils n'apprendraient jamais de leurs erreurs.
Il passa un doigt sur le bord de la coupe de cristal. Une migraine lui avait martelé les tempes toute la journée et il se sentait légèrement nauséeux. Peut-être en lien avec la récente nouvelle. Comme s'il avait besoin de ça. Un problème de plus à résoudre. Plus d'heures au bureau. Il y passait déjà trop de temps, selon beaucoup. Mais au moins, ça aidait à oublier.
Merlin, s'il fallait que Dumbledore ne vienne se mêler de tout ça...
Sans trop y prendre garde, il ferma les yeux et s'endormit.
À suivre...
Bon, la suite est en partie écrite, mais j'ai besoin de vous ! Ca se présente comment ?