Perdue

Des mois ont passés depuis ma dernière visite sur ce blog. Je sais pertinemment ce que j'avais dit à l'époque, les promesses de suite que je vous avais faites. Je voulais sincèrement me remettre à écrire une fois de retour au collège mais...

Vous savez bien comment c'est...

Il y a des tas de choses qui se bouscullent dans ma tête en ce moment, si vous voulez savoir. J'ai vécu des choses qui, je le sens parfois lorsque je suis seule, ou en groupe, m'ont transformée. Négativement ou positivement, je l'ignore. J'suis simplement plus la même.

Ça fait peur, parfois. Et je crois que cette peur, c'est de ne plus être une enfant. J'ai eu 18 ans en mai alors vous me direx qu'il était temps que j'en prenne conscience. Mais je vis loin de la maison depuis quelques années, déjà, et j'entre en septembre prochain à l'université. Je change encore une fois de ville, je vais encore plus loin des miens.

Et ça me blesse étrangement de constater que ma maison d'enfance... est celle de mon enfance, justement. Je n'y retournerai jamais définitivement. Les vacances des fêtes arrivent et même si je ressens une hâte certaine à retourner avec ma famille pour quelques semaines, je sais pertinemment que, comme l'an passé à la même période, je ne me sentirai pas totalement chez moi.

Vous avez déjà ressenti ça... ? L'impression de n'avoir de chez-soi nulle part... ?
J'aime pas. Je déteste.

J'ai appris à pleurer, cette année. C'est bête de vous dire ça à vous, vous qui ne connaissez de moi que quelques écrits maladroits. Je vous aime tellement d'attendre ces mots que je crache tant bien que mal et qui, un par un, sortent de mon coeur. Je n'écris que ce que je ressens, le saviez-vous ?

J'ai vieillit, oui, et je sens qu'un peu de magie me quitte à chaque incident de parcours. J'écris des coups de foudre et des amours qui résistent à tout mais moi... Moi, sous mes apparences gaies, sous mes simulâcres de joie absurde et enfantine, je ressens de plus en plus fréquemment combien mon coeur peut être devenu fragile.

Pardon pour cet... épanchement, si je puis dire.
Je ne promets pas de rétablissement de rythme, cette fois, mais sachez que je n'en espère pas moins.

Merci pour ces quelques minutes où vous avez pensé à moi.
Love,
Ge

# Posté le jeudi 30 novembre 2006 20:11

Trucidation extrême en cours...

Trucidation extrême en cours...
Ai l'impression que si je mets un pied sur ff.net, ces temps-ci, je vais me faire trucider.

Non, réellement, mes futurs potentiels assassins auraient bien raison de m'exécuter ! Je suis lente en diable et j'ai terriblement honte ! Je tente, je vous jure, d'écrire cette put''' de fin de PUQE mais... je bloque ! J'écris trois phrases à la semaine lorsque je me sens inspirée un iota !

Et moi qui croyais que été signifiait ( ou signifierait pour une fois ) un tantinet 'Vacances'.

J'étais pas arrivée que j'avais déjà des messages et des offres de boulot ou de petits jobs. Je les cumule depuis mon arrivée chez moi. Quand c'est pas un travail pour l'artisanat où je travaillais l'an passé, c'est la municipalité qui veut de je fasse des affiches touristiques (3) ou mon petit cousin par alliance ( hn, histoire ) que je garde parce que sa mère va, apparemment, accoucher prématurément. Quand même, un enfant de deux ans, ça met de la vie ! Mais bon, je ne m'en plainds pas trop, parce que j'adore Jeremie ! 'L'est siiiiiiiii Kawaii! Je dois m'en occuper demain, moi qui prévoyais... mais bon. Une autre fois.

Je tiens cependant à dire que j'essaie d'écrire... je compt relire ma fic ce soir ou demain, si je peux, pour trouver de l'inspi. Mais bon, je suis comme qui dirait à un moment assez critique ( mes lecteurs le savent... ) et c'est pas évident. J'ai un peu peur de tout foirer, comme d'hab !

M'enfin. BIsouilles à tous !

Ge

# Posté le jeudi 08 juin 2006 18:51

Terminus

Ah ! Le temps passe si vite, parfois, nan ?

Mon dernier examen est demain et j'en suis à ma dernière journée de travail également au café. Je déguste un bon cappucino glacé, je filme un petit movie avec des copines pour l'intégration des nouveaux de l'an prochain ( histoire de bien les traumatiser en partant ) et je me marre bien...

C'est mon anniv' demain! Mouah ah ah. Enfin majeure dans mon pays, 18 ans ! À moi les bars, lol ! ( comme si j'étais jamais allée avant, mais bon, faisons comme si... ). Ça craint un peu que mon examen de sociologie tombe le même jour, mais on ne peut pas tout avoir, malheureusement.

Je pars à la maison sur le bus mercredi matin et je stresse... mais je crois que le pire, c'est encore les boîtes... rah. Je hais déménager.

Bisouilles à tous !

# Posté le lundi 15 mai 2006 14:44

Nostalgique

Je quitte bientôt Qu.bec pour trois mois et je me sens tristounette, soudainement, alors que parallèlement, I just can't wait to be home. Je me sens fatiguée et je sais que j'ai besoin de retrouver ma famille que je n'ai plus vue depuis des mois. Ça m'aidera, je crois.

Je me sens aussi triste de laisser derrière moi des amies, mes collocataires par exemple et une en particulier que je ne reverrai pas l'an prochain. Elle part ce soir. Hier, ça m'a inspirée. J'écris souvent lorsque je suis triste ou déprimée. Je lui ai fait lire et elle a aimé. Je mets le texte ici, j'espère que vous aimerez.

Sinon, j'ai écrit un peu de la suite de PUQE... je suis satisfaite.

Alors voilà...


Secretly...



Elle n'était pas jolie, Sara. Ses cheveux tombaient, raides et sans vie, sur ses joues un peu creuses. Sa peau était pâle mais à choisir, elle aurait préféré la qualifier de lunaire, même si elle n'exaltait aucune lumière extraordinaire pour ravir les regards. Elle n'en aurait pas voulu. Son corps mince et trop long, timide à l'excès, elle le camouflait derrière des pulls trop grands, réfrénant les ardeurs que mettait sa mère à lui faire porter jupes et robes. Elle refusait et fuyait.

Elle n'était pas jolie, Sara, et elle ne voulait pas que ça change. Elle ne se donnait pas de 'look' comme disait certains, avec une allure de chat sauvage aux griffes acérées. Elle laissait des mèches de ses cheveux retomber sur son visage, peut-être pour se cacher aux autres. Elle voulait disparaître, simplement.

Elle n'était pas jolie, Sara, mais elle avait des yeux comme personne. Des yeux gris perle aux reflets bleutés. Il y passait tout une gamme d'émotions que, sous ses paupières souvent closes, elle tentait de nier. Sa grand-maman ne manquait jamais de s'extasier, sûrement parce qu'elle ne trouvait nulle part ailleurs sur sa petite fille une autre chose dont elle eut pu se vanter auprès de ses connaissances.

Elle n'était pas jolie, Sara, et devant sa glace, au hasard d'un matin, elle aurait voulu les crever, ces yeux traîtres et grisaillant.

Elle était une enfant sage, Sara, pas cahoteuse pour deux sous en classe ni à la maison. Elle tendait l'oreille et prenait des notes. Pourtant, ses notes étaient en chute libre et les professeurs ne cessaient d'envoyer des mots remplis de phrases d'inquiétude. Elle avait été studieuse, autrefois. Personne ne comprenait.

Elle était sauvage et même les autres enfants la fuyaient en l'invectivant. Alors elle baissait seulement la tête dans un livre dont les mots la révulsaient, eux aussi. Aucune larme ne venait mouiller les pages des bouquins dont elle ne pouvait se rappeler aucune phrase. Elle bouillonnait et implosait, sa gorge brûlait mais jamais elle ne pleurait. Non, jamais.

Elle avait un terrible secret, Sara, mais elle ne l'aurait dit pour rien au monde. Son univers à elle était déjà trop terrible pour qu'elle ne l'enlaidisse avec de cruelles vérités. Elle avait cousu sa bouche et serré les dents, comme une grande.

Et son papa était fier d'elle.

Elle serrait les dents et fermait les yeux, tellement fort, tellement fort. Elle mordait son oreiller et y faisait crever ses cris de souffrance affreuse.

Tant de choses moururent entre ses draps.

Sara était une enfant comme bien d'autres avant elle et comme il en existera toujours. Les hommes sont ainsi faits.

Sara avait neuf ans et dans un monde où on oublie vite et si bien, elle ne fut qu'une étoile filante.


Voilà... Qu'en pensez-vous ?

# Posté le dimanche 14 mai 2006 10:58

Pour un quelconque espoir...

Rah.

Je profite de travailler ( une fois de plus ) au café étudiant pour écrire un peu de PUQE...

Mh. Ai retardé au max cette scène. Damned one.

J'ai laissé mes lecteurs à un moment crucial, certes, et je m'en mords les doigts.

Moi et ma peur inconditionelle des FIN.

Je suis folle.

Et fatiguée. Lol.

Bisouilles à tous.
Ge

# Posté le jeudi 11 mai 2006 20:20